Accueil » Artisans » Luce Guilbeault
Comédienne et réalisatrice québécoise née à Outremont le 5 mars 1935. Sa carrière commence au théâtre où elle excelle notamment dans le répertoire québécois (Réjean Ducharme, Michel Tremblay, etc). On la retrouve aussi à la télévision où elle débute dans une émission jeunesse, «Opération-mystère» (1957-59). Elle touche au téléroman («Des dames de coeur», «Un signe de feu») et au télé-théâtre («Des souris et des hommes», Paul Blouin, 1971).
C'est Denys Arcand qui lui offre son premier rôle important au cinéma, celui d'une épouse paumée dans «La Maudite Galette» (1971); il récidive avec «Réjeanne Padovani» (1973). Sa carrière comprend plus d'un film par année. On la remarque dans «OK...Laliberté» (1973), «Tendresse ordinaire» (1973) et dans les films d'Anne-Claire Poirier.
Comme elle refuse de jouer la carte du cinéma commercial, on la voit très peu au grand écran dans les années 80 et, essentiellement, dans des films de femmes. Elle mène également une brève carrière de réalisatrice documentariste s'intéressant uniquement à des questions féminines ou à des portraits de femmes. Après «Denyse Benoit, comédienne» (1975), elle donne la parole à des féministes américaines (Some American Feminists, 1977) puis adopte une démarche plus personnelle dans «D'abord ménagères» (1978) où le spectateur sent bien ses affinités avec les protagonistes.
Qu'elle interprète des rôles de femme ingrate ou de prostituée, Guilbault laisse toujours poindre un jeu énigmatique, des regards perdus et une musicalité vocale particulière qui confèrent à ses personnages un mélange original de force et de fragilité. Luce Guilbault est morte le 12 juillet 1991.
Vous voyez des erreurs ou des incohérences dans cette fiche?
Signalez-le et si il y a lieu, il nous fera un plaisir de la corriger.
Accueil » Artisans » Luce Guilbeault