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Kim Yaroshevskaya

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  • Biographie par Donald Jr. Bilodeau 7 0 [Modifier]

    Kim Yaroshevskaya est une actrice québécoise d'origine russe. Ayant grandit à Moscou dans un pays où la tourmente des grandes guerres mondiales se faisait grandement ressentir, la jeune Kim, fille de parents intellectuels, sévères et politiquement engagés, n'avait pas beaucoup de distractions et s'ennuyait beaucoup. Pas question de jouer à la poupée comme le faisaient les petites filles nord-américaines; Kim était élevée durement, dans une Russie stalinienne aux années noires et difficiles. Alors que le pays est encore associé au plus fort de l'U.R.S.S., la petite Kim quitte son pays à l'âge de dix ans et vient s'établir à Montréal, au Québec. Elle s'intéresse par la suite rapidement au métier théâtral, espérant créer pour les enfants un personnage de poupée qui vivrait différentes aventures afin de les faire rêver, ce qui lui avait si cruellement manqué à elle, dans son univers de petite fille solitaire.

    Elle donne ainsi vie au personnage de Fanfreluche, qu'elle popularise au théâtre aussi bien qu'à la télévision. Fanfreluche va devenir extrêmement populaire auprès de tous, et à travers la vie de cette poupée humaine, c'est aussi la vie de Kim Yaroshevskaya elle-même que nous pouvons découvrir. Kim participe alors à diverses émissions jeunesses au cours des années cinquante, notamment « Fafoin » (1954), « L'île aux trésors » (1954-1957), « Owata » (1956) et « La lanterne magique » (1957). Elle participe aussi avec son personnage de Fanfreluche à la série « La boîte à surprises » (1956-1966) animée par le regretté Pierre Thériault. C'est d'ailleurs dans « La boîte à surprises » que le Pirate Maboule, Sol et Gobelet et autres personnages comiques feront leurs débuts avant d'avoir par la suite leurs propres séries individuelles. Dans les années soixante, c'est au tour de « Fanfreluche » elle-même d'hériter de sa propre émission hebdomadaire. En effet, entre 1968 et 1971, Kim va écrire, scénariser et acter tous les épisodes de la série. Plusieurs grands comédiens du Québec vont incarner avec bonheur divers personnages dans les histoires créées par Madame Yaroshevskaya. Vilaines sorcières, pirates, petit bonhomme en pain d'épice, lutins et autres personnages amusants et farfelus vont défiler et se succéder dans les pages du grand livre de Fanfreluche et tous se souviennent avec un sourire de cette poupée qui ne se gêne pas pour carrément entrer dans le livre afin de se mêler aux intrigues du conte et d'en changer le cours de l'histoire...

    À partir de 1977, et ce pendant dix ans, Kim Yaroshevskaya va devenir un autre personnage important dans une autre série jeunesse culte. Elle entre dans la peau de Grand-Mère dans « Passe-Partout » et elle raconte d'autres histoires qui bercent les enfants d'une autre génération. Parallèlement à cela, elle participe à des émissions « d'adultes », notamment l'excellente série canadienne-anglaise « Home Fires » en 1980 et « Anouchka » en 1984. Elle se joint par la suite aux distributions des téléromans « Ent'Cadieux » (1993-1999), « Mon meilleur ennemi » (2001-2002) où elle joue aux côtés de l'excellent Guy Provost le rôle d'une religieuse tourmentée, et « Tribu.Com » (2002) où elle est nominée au Gala des Gémeaux 2002 dans la catégorie de la meilleure actrice de soutien dans une série dramatique. Elle fait bien sûr partie de nombreuses pièces de théâtre et de théâtre d'été tant à Montréal (« Les chaises » d'Ionesco en 1973 avec Luc Durand, « Six personnages en quête d'auteur » de Luigi Pirandello en 1992 avec Jean-Louis Millette et Pierre Curzi, « Venecia » en 2001 avec Linda Sorgini...) qu'en région (« La maison du lac » en 2000 dans le Bas-Saint-Laurent) ou même ailleurs au Canada (« La mouette » avec Jean Dalmain et Paul Savoie au Centre National des Arts d'Ottawa). De plus, en 1979, elle fait partie de l'équipe des rouges dans la LNI (Ligue Nationale d'Improvisation).

    Au cinéma, il n'est pas rare qu'on ait recours à Kim Yaroshevskaya pour tenir le rôle d'une étrangère. Nous pouvons la voir dans les productions suivantes : « Le château de cartes » (1979) de François Labonté, « Final Assignment » (1980) du réalisateur Paul Almond qui met justement à profit ses origines russes, « Rafales » (1990) d'André Melançon, « Cuervo » (1990) de Carlos Ferrand, où elle est tour à tour deux jumelles, l'une dénuée de malice et l'autre puissante trafiquante de drogue, et « Manuel le fils emprunté » (1990) à nouveau de François Labonté, où elle joue le rôle d'une Espagnole. On peut la voir dans de petits rôles dans les films « Le matou » (1985) de Jean Beaudin et « Henri » (1986) où François Labonté fait encore appel à elle pour le rôle du Docteure Lamarre. La grande actrice et réalisatrice Paule Baillargeon lui offre quant à elle deux rôles très intéressants, celui du rôle principal de Sonia dans le film « Sonia » (1986) où Kim campe brillamment le personnage d'une artiste atteinte de la maladie d'Alzheimer, puis dans « Le sexe des étoiles » (1993). Léa Pool à son tour lui offre trois rôles : dans « La femme de l'hôtel » (1984), dans « Anne Trister » (1986) et dans « À corps perdu » (1988). On retrouve aussi Kim dans un film pour enfants, « Viens danser sur la Lune » (« Dancing on the Moon », 1998) de K. Hood. Elle fait aussi les voix et la narration dans le court-métrage de Pierre Hébert « La lettre d'amour » en 1988.

    En plus de tout cela, Kim Yaroshevskaya écrit en 2001 un livre pour les enfants, intitulé « La petite Kim » sur des illustrations de Luc Melanson. Elle fait aussi des disques et des spectacles pour les jeunes, avec ou sans Fanfreluche. Elle raconte « Le conte du boisJoli » (1995), « Pierre et le loup » de Prokofiev, puis « Le petit air », un de ses nombreux contes, avec l'Orchestre Symphonique de Trois-Rivières et « Le Carnaval des Animaux » et « Babar le petit éléphant » avec l'Orchestre de Chambre McGill. Elle participe à la narration du disque de Macha Grenon « Charlotte porte-bonheur » (2000). Possédant une diction unique et un véritable don pour raconter des histoires qu'elle transforme en images mais toujours avec des mots, Kim Yaroshevskaya s'est vue remettre le prix Mérite du Français dans la culture 2003. Elle est de plus l'une des nombreuses personnalités artistiques du pays à parrainer l'association « Adoptez une rivière » en vue de protéger le patrimoine collectif que sont les chutes et les rivières du Québec.

    Discrète et peu bavarde sur sa vie privée, elle se donne à fond dans son métier qu'elle aime assurément. Elle est une grande dame du théâtre, de la télévision et du cinéma, appréciée tant par les petits... que par les grands !

Curriculum Vitae

Interprétation [Modifier]

Scénario [Modifier]

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