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Karine Vanasse

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  • Biographie par Sébastien April 4 0 [Modifier]

    Née le 24 novembre 1983 à Drummondville (Québec), elle est l'aînée de quatre enfants du couple Conrad Vanasse - Renée Gamache; une famille très sociable qui n'a pas peur du ridicule. « La joie de vivre est très grande dans ma famille. Il faut voir nos soupers du samedi soir... Ce n'est pas très sérieux notre affaire! (rires) Pour vous donner un petit exemple, l'autre jour, nous avons pris une photo où, pour s'amuser, chacun de nous montrait ses muscles! Nous aimons les petits moments de folie.[...] Comme je le disais pendant le gala des Jutra, il faut mettre de la magie dans notre vie. Moi, par exemple, quand je suis en voiture, je peux faire une grimace à la personne qui conduit jusqu'à ce qu'elle me regarde. S'il faut que je grimace pendant 15 minutes, eh bien, je le fais! »

    Il n'est donc pas surprenant qu'elle commence à être fascinée par le show-biz. Elle a d'ailleurs écrit dans un cahier, du temps de ses neuf ans, qu'elle voudrait devenir chanteuse ou comédienne, un souvenir perdu au fil du temps qui lui a remonté à la surface. « Puis, avec des amis, j'ai participé à des spectacles de lip-sync lors de la St-Jean Baptiste. Ensuite, je suis passée à l'émission Le Club des 100 watts, où j'ai gagné 2 fois le concours de lip-sync. C'est à partir de là que je me suis mis à passer des auditions ». C'est grâce à cette première réussite et à un coup de pouce de l'animatrice France Beaudoin, alors en poste à l'émission « La Vie en Estrie » de CHLT Télé-7 à Sherbrooke qu'on l'a vue ensuite dans deux publicités: l'une pour la Fédération des Producteurs de Lait du Québec (vous vous souvenez de la vache sur son vélo lors du Tour de l'île de 1994?) et l'autre pour les croustilles Lays (en 95 ou 96), aux côtés de l'humoriste Marc Dupré. Elle a aussi joué dans des téléfilms comme « La veuve noire », de la série « La Courte Échelle ». Elle a ensuite fait partie de la distribution du film « Un hiver de tourmente », une coproduction franco-canadienne basée sur le très beau livre de Dominique Demers et « Revenge of the land ».

    Mais il reste que l'on ne fait pas une carrière avec seulement des rôles secondaires. C'est ainsi qu'au début de 1998 que Karine fut approchée par la maison de production SDA (devenue Motion International, et maintenant Zone 3) pour être l'une des jeunes à coanimer l'émission « Les Débrouillards », émission qui revenait en ondes après trois ans d'absence, dans une formule plus sympathique. Elle fut choisie parmi cinq jeunes sur un total de 200. On a pu enfin voir mieux son style personnel qui est très peu vu dans le domaine des arts, un style débridé et jovial, qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, en particulier ceux d'une productrice et d'une réalisatrice, soit Lorraine Richard et Léa Pool. C'est ainsi que Karine fut approchée, on ne sait trop encore comment aujourd'hui, pour jouer dans « Emporte-Moi »; elle a obtenu le rôle de Hanna, une ado à la recherche d'une identité propre à elle qui vit dans un univers familial tourmenté. Karine y a travaillé très fort afin de bien interpréter son rôle. Elle a dû trouver sa propre méthode pour cerner son personnage. « C'était mon premier grand rôle, et je voulais bien le rendre. Alors, je me suis imaginé Hanna avant et après la période que couvre le film pour savoir comment elle serait. Ça m'a aidée. » Pour être franc avec vous, cela l'a plus qu'aidée. Après sa sortie en salles, le film commence à recevoir des honneurs. À Toronto, Chicago, Londres, Namur (Belgique), Berlin, Valladolid (Espagne), Shanghai, Bratislava, Washington, Rimouski et, plus récemment, Tokyo (en fait, Emporte-Moi fut présenté dans environ 40 festivals et a été vendu dans plus de 20 pays), le film ne passe pas sans mot dire et récolte les honneurs dans bon nombre d'entre eux. Il a même fait partie des films en lice pour une nomination aux Oscars pour le meilleur film étranger. Mais pour un film qui fait un tabac à l'étranger, il manquait à son actif un trophée en sol canadien, ce qui n'a pas pu se réaliser au Gala des Prix Génie. Il reste donc la fenêtre des Prix Jutra. Entre-temps, Karine participe à un court métrage de la maison INIS, « Le Souper », qui mettait aussi en vedette Dorothée Berryman.

    L'an 2000 démarre en lion comme 1999 s'est terminée. On commence le nouveau siècle que déjà, « Emporte-Moi » est en nomination au Gala des Jutra dans six catégories: Meilleur Film, Meilleure Réalisation (Léa Pool), Meilleure Direction Artistique, Meilleure Scénariste (Léa Pool), Meilleure Actrice de Soutien (Pascale Bussières) et, évidemment, Karine Vanasse comme Meilleure Actrice. Le gala s'est déroulé sans artifice, sans suspense; on ne s'attendait donc pas à un grand boum. Mais ça c'était avant le dévoilement de la gagnante du prix de la Meilleure Actrice. Lorsque Pierre Curzi, le président de l'Union des Artistes, a annoncé que Karine a remporté le prix, un vent de fraîcheur soufflait dans la salle et dans les chaumières. Elle a réussi, avec une allocution émouvante et peu ordinaire, à toucher un public qui l'a presque adoptée aussitôt. Mais malgré cela, elle reste sereine et ne change pas.

    C'est ainsi qu'elle s'est retrouvée dans la (aujourd'hui défunte) série « 2 Frères », qui mettait aussi en vedette Benoît Langlais et Daniel Thomas. Karine incarne Lucie, le flirt de Zac (Benoît Langlais), le plus jeune des garçons. Elle avait un rôle légèrement effacé lors de la première série au début de 2000, mais son personnage a eu plus d'impact en 2000-2001.« Cette fois, la relation entre Lucie et Zac se transforme en relation amoureuse. Les scènes d'amour que nous avons ensemble sont très réalistes. On ne ferme pas les yeux. La moyenne des jeunes d'aujourd'hui font l'amour autour de 16-17 ans. Lucie, c'est un peu la bouée de sauvetage de Zac ». Une télé série qui a eu un impact considérable envers la société. « Je suis contente des débats que 2 Frères a pu susciter. Au départ, la série a reçu des commentaires un peu négatifs. Certaines gens disaient qu'elle était trop dure, violente… Mais c'est la réalité de certains jeunes. La série a provoqué des débats dans les écoles. Les jeunes qui vont bien se sont également manifestés. C'est intéressant de voir tout ça. » De ces débats qui ont d'ailleurs émergé un grave problème qui, auparavant, était considéré comme un problème de deuxième ordre: la détresse sociale auquels énormément de jeunes en souffrent. C'est ainsi que Karine, secondé de Benoît Langlais (faut-il le préciser), est devenue porte-parole du programme « Parler, c'est grandir » du Gouvernement du Québec. Ce programme, qui est aux deux tiers de sa durée de vie (3 ans), se veut une aide aux adolescents qui vivent des difficultés dans leur vie, tant à l'école que dans leur famille.

    Et, décidément, le thème de la jeunesse lui colle à la peau puisqu'elle est en vedette dans le premier long métrage de Céline Baril, « Du Pic au Coeur ». Ce film décrit un triangle amoureux inspiré de la vie des jeunes adultes d'aujourd'hui. Pour faire une histoire courte: Serge (Tobie Pelletier) aime Alice (Karine) depuis qu'ils sont jeunes. Mais le coeur d'Alice bat plutôt pour Léon (Xavier Caféine), qui n'a de préoccupations que pour la musique. Un disque et un clip accompagnent le long métrage.

    En dehors du battage médiatique, c'est le bricolage, le jardin ou la peinture et la liste ne s'arrête pas la. Ski alpin, planche à neige, ski nautique, bicyclette, équitation classique et natation et... du « tumbling ». « J'adore plonger dans la lecture d'un bon livre. Marie Laberge est l'une de mes écrivaines préférées. J'aime tout ce qui est relié à la musique et à la créativité. »

    Et l'école dans tout cela? À 19 ans, Karine a déjà terminé ses études secondaires, mais ça ne veut pas dire que son goût d'apprendre se limite aux bancs d'école. À preuve: au printemps 2001, elle s'est rendue jusqu'en Grèce, puisqu'elle a participé à un programme international (Ithaka, pour être précis) valorisant la découverte de cultures ethniques étrangères. «C'est un stage intensif, précise Renée Gamache, sa mère et agente, très encadré, un programme sur la culture et la mythologie grecques. On y étudie six jours semaine et la septième journée, c'est une visite de site archéologique.» Il faut comprendre que «intensif» veut dire «travailler fort sans arrêt». Eh non, oubliez l'idée qu'elle y est allée pour se reposer. Ce séjour fut tellement difficile qu'elle dût se diriger vers la Caroline du Sud pour un autre mois, mais là c'est vraiment pour des vacances.

    Finalement, après environ six mois en dehors de toute activité dite artistique, elle reprend le collier, mais d'une façon tout à fait inattendue: c'est que le réalisateur Charles Binamé travaillait sur un projet de film, nommé «Séraphin», qui reprend les fameuses «Belles Histoires des Pays d'en Haut» de Claude-Henri Grignon. On savait depuis longtemps que Pierre Lebeau ferait l'autoritaire Séraphin Poudrier, mais on a appris par la suite que Karine jouera la belle Donalda, qui sera évidemment confrontée, une fois de plus, à ce choix déchirant: rester soumise à Séraphin, son mari ou risquer le tout pour rejoindre son amoureux secret de toujours, Alexis Labranche, personnifié pour cette occasion par (allons donc!) Roy Dupuis. Avec tous les échos que l'on entend depuis un an dans les médias, on est vraiment convaincus que Karine fera revivre de beaux souvenirs à nos parents et grands-parents (par sa ressemblance presque sans équivoque avec la Donalda d'antan, Andrée Champagne) et rejoindra les plus jeunes avec sa fraîcheur et sa facilité à attirer les gens de sa génération...

    En résumé: Douée, intelligente, fonceuse, déterminée (et les adjectifs montrés ici ne sont que la pointe de l'iceberg), Karine Vanasse suit son étoile et ce n'est que le commencement. Vouée à un bel avenir, elle continuera de briller.

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  • Biographie par Maggie L. 0 0 [Modifier]

    Karine Vanasse est née le 24 novembre 1983, ce qui fait d'elle une sagittaire. Depuis toujours, Karine a su conquérir le coeur du public dans ses nombreux rôles dans les émissions tels que « Les Débrouillars » et « 2 frères ». Au cinéma, on a pu la voir dans « Emporte-moi » ainsi que « Un homme et son péché », dans lequel elle interprétait Donalda, le premier rôle titre féminin.

    Se décrivant comme étant très réservée, la jeune comédienne adore les animaux. Karine a son actif déja un trophé, qu'elle a remporté lors d'un gala.

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  • Naissance : 1983-11-24

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